jeudi 26 avril 2012

Tu es là,
contre la large paupière de mon ventre
qui cligne

Tu es là,
puisqu'une aurore se joue
d'un lent coup de doigts,
que nos mains
embuées par le travail
d'une caresse,
tissent un à un nos pores.

*

Boire à la fente tracée par ton absence
faire bander le jour
par l'aplomb d'un geste
coûte que coûte
ton souffle moulu de ma bouche
et le râle tendre de l'orgasme que je te confie le soir...


Lysiane Rakotoson, Une neige et des baisers exacts, Cheyne éditeur, 2010, p. 44-45 et Günter Ludwig, Zeichnungen (http://www.artgalerie-europe.de/).