mercredi 24 août 2011

XXIèmes Lectures sous l'arbre


Ce fut bref, mais également intense. Où je devais m'attendre à des auteurs disant là leurs textes, sous l’arbre, j'ai plus encore trouvé des jeunes gens – et de moins jeunes – poètes, musiciens, dramaturges ou quelquefois même comédiens, il importe peu, tous liés par une même ferveur poétique. Ce fut, évoqués dans l’in-exhaustivité la plus évidente, le bonheur simple de partager la table de Mariette Navarro – qui nous livre ses impressions sur son blogue ici – ou bien celle d'Antoine Wauters et David Dumortier, au réveil, pendant presque une semaine, celui également de retrouver Lysiane Rakotoson – ses impressions à elle également, sur ce lien  – et Ito Naga, trop vite croisés en mars dernier à l’Alliance française, de partager la table de Dominique Sorrente ou un repas avec Blandine Merle, et d'évoquer les recueils à venir.

Et puis l’atelier de Cheyne, ses artistes, Estelle Aguelon, discrète, dont je remarque les gravures dans Frère, le dernier ouvrage publié de Isabelle Damotte. Il y eut l’arbre, la yourte, les champs alentours, et puis toutes celles et ceux dont les noms ne vous diront peut-être rien, Marie-Hélène, André, Marianne, Michel et Marie, bénévoles ou stagiaires.

Et Serge Airoldi enfin que je croise le lendemain de mon arrivée ainsi que Meng Ming avec qui je partage, un moment, des souvenirs et anecdotes d’Inde ou de Chine, sans forcément acheter leurs ouvrages – rien ne presse –, je les découvre dans la collection rouge ou cette autre que dirige Jean-Baptiste Para, sous l'arbre moi aussi. Nous nous reverrons bien assez tôt, ici ou là, échangeons nos adresses et numéros de téléphones.

Cette joie éprouvée – que j'ai un peu de mal à qualifier, je m'en rends compte aujourd'hui – a passer ensemble un moment agréable au Chambon chez Jean-François et Martine. L'envie de remercier Florence Buti et Justine Barbe pour leur accueil chaleureux, le souvenir de ne pas avoir eu le temps de saluer tout le monde, samedi soir en partant.


Je rentre du Chambon – parfaitement heureuse et rompue de mes rencontres avec Mariette, Lysiane, Antoine, Blandine et tant d'autres – multiplie les correspondances, change de train, tombe précisément dans le wagon n°13, où se trouve déjà installé sur ma gauche, Simon Pasquier des éd. Æncrages qui lui rentre à Besançon. Degrés et loi de l'improbabilité maximale, puisque nous resterons bloqués trois heures de plus dans ce fameux wagon.