mercredi 23 février 2011

Elle. Tu étais venu l’attendre à la gare hier et nous avons fait le voyage ensemble. Toi, moi et Anna. Une jeune fille avait posé un livre sur la table voisine, je m’en souviens. [...]

Si loin, le bois d’ébène
de quelques fruits au cœur nocturne encore

ouverts sur ta nuque sèche
ou bien admettre que la nuit décline


*

Ensuite ? Il y avait eu un long silence. [...] Peu à peu, le chauffage embua la glace de la fenêtre à mesure que s’éteignait dehors, les paysages de la plaine défilant derrière la vitre. Le train avec ses trois ou quatre wagons à bout d’usure ne ressemblait en rien aux rapides des grandes lignes centrales.

Karol près de la fenêtre. Il avait tourné la tête sur sa droite pour contempler le paysage. Non pas que le paysage l’intéressât ou l’émût particulièrement. Le paysage, cet après-midi, ne l’intriguait pas de façon particulière.

Il faisait plutôt froid et les cierges grésillaient avec insistance, l’insistance de petits grillons obstinés sur le cœur nu.

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