jeudi 8 juillet 2010

Sur la disparition de Laurent Terzieff

Sa voix qui déploie sur le champ de la précision, de la folie de Claudel, toute une naissance sans cesse recommencée : que chaque verset soit une unité, quelle que soit la longueur de ce verset, et qu’à chaque verset appartiennent une scansion, un rythme, une syntaxe propre, c’est cela qui rend Claudel inépuisable, essentiel. Qu’à chaque verset se redonne la langue dans un effondrement différent — la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit, ni deux fois à même vitesse.**

Laurent Terzieff lit le début de Tête d’or.



**Laurent Terzieff | la voix de Claudel par Arnaud Maïsetti.

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