samedi 23 mai 2009

refroidi
le bol de thé
je te regarde (Sylviane Dupuis)

Ce peut être cette sorte de déchiffrement aussi - avec lenteur "comme on déguste une petite tasse de thé brûlant". Paul Claudel, Une promenade à travers la littérature japonaise [1949].

3 commentaires:

  1. Ce lien, Déborah, qui tombe à propos : http://www.paul-claudel.net/oeuvre/chine-oiseau.html. Sa prose sur la Chine justement.

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  2. La première tasse humecte mes lèvres et mon gosier
    La deuxième rompt ma solitude
    La troisième fouille mes entrailles mises à nu
    et y débusque mille volumes d'étranges idéogrammes
    La quatrième suscite une légère sueur
    — et tout le noir de ma vie se dissout à travers mes pores
    A la cinquième tasse, je suis purifié
    La sixième m'expédie au royaume des Immortels
    La septième — ah, je ne saurais en absorber davantage !
    Je sens seulement un souffle de vent frais gonfler mes manches.
    Où est Peng Lai Shan* ?
    Ah ! Laissez-moi chevaucher cette douce brise et m'envoler loin d'ici !
    Lu Tong
    * Peng Lai Shan : un des paradis taoïstes

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  3. Merci à chacun d'entre vous pour ces liens - où entrevoir l'Orient encore, oui ; par impressions, bribes, visions, évocations ravivées du lieu, de la poésie - autre, ailleurs -, dans le souvenir de cette fameuse petite tasse de thé.

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