lundi 15 décembre 2008

Scherzando — J’observe de loin ce tremble dont pas une feuille n’est immobile — la vérité doit être inverse, le ciel semble plus haut et l’heure parfaitement immobile. Sous les branches mouillées après un long silence, le léger bruit de l’eau à peine troublée comme un frisson, d’eau qui déborde, avec l’odeur des feuilles.

Un degré de plus dans le développement de la lumière produit la couleur sur la face inférieure des pétales, couleur à peine visible, chacun d’eux se bombant légèrement — à moins qu’elle ne déborde par le pourtour sur la face supérieure de la jeune fleur, comme de l’encre de Chine sur la marge humide du premier poème — sur la première page

8 commentaires:

  1. 静夜思

    床前明月光
    疑是地上霜
    举头望明月
    低头思故乡

    (李白)

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  2. Merci pour ce beau poème, nostalgique,
    de Li Bai, très cher Guo.

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  3. This dialogue outlined in our two cultures and the K. 397 of Mozart, particularly affects me.

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  4. 暮秋时分
    手指轻轻拂过秋雨,晨露
    阳光透过依稀的五月李树
    落木萧萧

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  5. En lisant ce texte je comprend ce que je sais par ailleurs :
    votre intérêt pour la photographie …
    Si vous ne la connaissais pas déjà,
    je vous invite à parcourir l’excellente revue "théorique" :

    études photographiques
    http://etudesphotographiques.revues.org/index.html

    @bientôt !
    Guidu___

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  6. Merci Guidu,

    Le temps de me dépatouiller avec la très jolie pièce de Guo et je consulte votre lien, que je devine riche d'enseignements ... vous avez un sens de l'humour tout à fait remarquable, par ailleurs (je me devais tout de même de vous le dire ! sourires encore une fois).

    @ bientôt ...

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  7. Au sujet de Reverdy et de l'image, qui écrivait en mars 1918 dans sa revue Nord-Sud :

    « L’image est une création pure de l’esprit. Elle ne peut naître d’une comparaison mais du rapprochement de deux réalités plus ou moins éloignées. Plus les rapports des deux réalités seront lointains et justes, plus l’image sera forte – plus elle aura de puissance émotive et de réalité poétique […] ».

    Autant le mot de « développement » entretient des liens privilégiés avec les opérations de symbolisation à l'œuvre autour de la photographie, autant celui de « révélateur » entretient des liens privilégiés avec l'imaginaire de la « révélation », de la création pure de l’esprit.

    Ce que je pouvais ajouter, à vous lire.

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  8. Oui Jeanne, vous avez raison sur ce point.

    Le photographe agit toujours avec le désir de « créer » une image qui, auparavant, n'existait pas.

    Le plaisir pris à photographier n'est alors réductible ni à des effets de groupe, ni à des formes d'évasion hors de la réalité contraignante. Ce dernier aspect est bien réel.

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