mercredi 17 décembre 2008

Je me souviens. Le bleu des nues d'orage et celui de la source, le bleu de la sauge fait pour être froissé dans la main. Et puis les chicorées. Ce bleu d'enfants —,

et la mousse aveugle sur chaque tuile, au coeur du jardin qui s'ensauvage sans retour. Elle a presque déjà la couleur de la nuit — le bruit aussi des feuilles sèches sur les dalles. Un bruit léger.

4 commentaires:

  1. It reminds me of someone who wrote something like

    tonight a confusion of rain ...

    the poetry of Bei Dao,
    => 北 岛 的 诗

    March 7, 1996, at the
    University of Maine at Farmington.
    一 九 九 六 三 月 七 号 ,
    在 缅 因 大 学 在 法 明 顿

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  2. Ce bleu d'enfants oui peut-être bien Guo, dans le souvenir de ces poèmes lus enfant - ou blanc peut-être bien aussi ... in pure amnesia comme dit le poète ... un peu plus loin.

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  3. comme il est agréable de se poser ici... j'ai lu ce poème plusieurs fois à voix haute, je l'ai lu et tout en même temps je l'écoutais, je l'entendais, j'entendais ses notes ruisseler harmonieusement, comme enroulées, comme bercées, peut-être un peu comme ces "feuilles sèches"... je me souviendrai de ce beau poème, même si un jour je laisse par mégarde ou par trop de tristesse mon jardin "s'ensauvager sans retour". merci pour ce "bruit léger" qui perdure dans mon cœur.

    amitiés, nicolas

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  4. et comme il peut être agréable aussi de te l'entendre "dire" ici si bien, ce bruissement de feuille, au coeur du "bleu"

    chaleureusement, nicolas

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