"Près d'eux, la nuit sous la neige", éd. Cheyne, 2005, p. 7-8.
Yves B. :
Et c’est comme entrerait au jardin celle qui
Avait bien dû rêver ce qui pourrait être
quand il ne reste rien
entre silence et poème,
que subversion d’encre
dans la cendre des arbres, l’allée
entre ciel et fruit,
silence
et floraison du pêcher
H. : Et qu’au milieu du mouvement qui les emporte il n’est plus une parcelle du réel qui ne semble à l’esprit déchirer, d’un coup, le tissu des images
presque rien
la neige, l’ocre et le vert
développant l’espace au-delà des lignes
à la naissance du vent
par le pli dans la pierre
La neige encore,
l’ocre et le vert
à la vue de chaque arbre
et de chaque pierre
[…] Et ce qui nous manque est d’abord saisi comme une couleur complémentaire
graduellement
qui se déploient
où
se touchent, s’étreignent
Rencontre – [Ph. J.] : à peu près impossible à dire de la neige sur les fleurs
[...]
"Offrant-e", un poème lu en Sorbonne.
"Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe", éd. Cheyne, 2010.