Là où la buée des larmes du poète rencontre indirectement - mais pas de manière irréversible, puisque le voile peut-être levé - les déchirements du bois brisé de pluie, prélude un référent mental. Il trace l’horizon d’un monde tenu à distance et rendu visible, par le biais de la toile.
[...] c’est une chose, surtout, qui rend sensible une distance, qui jalonne l’étendue ; et il apparaît que cette distance, loin d’être cruelle, exalte et comble.
« Oiseaux invisibles » de Ph. Jaccottet, dans Paysages avec figures absentes, Paris, Gallimard, coll. Poésie/Gallimard, p. 74.